Le numérique

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GAFA

Les stratégies actuelles des GAFA(s) américains et chinois

Les GAFA(s) sont de grands consortiums internationaux qui offrent aux consommateurs des plateformes de services numériques personnalisés en ligne. Ils utilisent une quantité phénoménale de données (le Big data traité par intelligence artificielle) pour développer des processus sociaux qui multiplient leurs profits :

En ce moment, ils se développent surtout aux États-Unis et en Chine (voir le schéma ci-dessous) :

(Schéma GAFA2-2)

(Schéma GAFA 3-2)

Repères

Autres :

Yahoo, eBay, Microsoft, Samsung, AOL, Sina,
Sogou, Yandex, etc.

Les grands consortiums américains développent différents services :

Facebook : réseau social de partage et de communication.
Amazon : commerce électronique de produits en stock.
Apple : fabricant de micro-ord. et de téléphones et tablettes numériques.
Netflix : catalogues de films et d’émissions de TV en flux continus.
Google : services technologiques.

On peut comparer la capitalisation des GAFA(s) américains avec ceux des Chinois :

Amazon $ 792 miliiards
Google 743
Facebook 413
Alibaba 402
Tencent 345
Baidu 66

(S&P Global Market Inteligence, 15 nov. 2018)

Ces grandes entreprises internationales imposent à tous leurs usagers une donation gratuite de leurs données personnelles, celles-ci devenant les intrants servant à générer les profits corporatifs. C’est une forme d’économie forcée de la participation qui paie pour tous ces services que l’on prétend gratuits, qui en fait ne le sont pas :

(schéma GAFA4-2)

Parce que le protocole du numérique (Internet) fut adopté par tous les pays industrialisés (Réunion du G7, Bruxelles, 1995, avec la participation d’Al Gore) et que les consommateurs l’ont adopté rapidement pour leurs téléservices commerciaux, il est rapidement devenu omniprésent sur toute la planète au point de subir plusieurs évolutions en quelques années (1960-2015) :

(Schéma numer-3)

Le modèle d’affaire des GAFA(s) développe des plateformes technologiques (devenant une Chip War) et de contenus (devenant une Data War) qui ne reconnaissent aucune responsabilité sociale et même aucune souveraineté culturelle. Ces guerres serviront de base pour la future Net Economy et formeront une nouvelle culture numérique fonctionnant à partir d’emprunts à trois systèmes (voir schéma ci-dessous). Ces plateformes numériques sont égoïstes, car elles ne sont pas équitables ni pour les citoyens ni pour leurs créateurs :

(Schéma GAFA5-2)

Qui contrôle la société ?

Profitant de plusieurs percées technologiques majeures (le numérique en 1960 et une nouvelle génération d’intelligence artificielle en 2015), d’un protocole mondial d’échanges commerciaux (Internet en 1995), et de nouvelles plateformes de diffusion (mobile en 2007 et TV 2.0 en 2010), les petites entreprises informatiques du début sont vite devenues de gigantesques oligarchies internationales de services (Apple, Google, etc.). Ne comprenant pas ce qui se passe les classes politiques des États souverains (Canada, France, Grande-Bretagne, Allemagne, etc.) ont laissé faire, tant et si bien que les États virtuels (GAFA(s) = Uber, Airbnb, etc.) règnent maintenant économiquement sur le monde. À partir de 1995, les classes politiques ont abandonné leur pouvoir aux mains des classes économiques ; aussi, aujourd’hui, elles ont de plus en plus de difficultés à négocier avec celles-ci. Voir par exemple les débuts des négociations actuelles entre les états souverains (la Comission Européenne de la Compétition (antitust, cartels, usagers) pour tout ce qui est une stratégie de marchés) et les États virtuels les GAFA(s) concernant les réglementations des droits culturels, etc. :

(Schéma GAFA6-2)

La montée des grands empires Web comme Netflix, Facebook ou Google, s’est traduite par un affaiblissement des cultures locales. La création d’un vaste écosystème culturel mondial unique (via des catalogues en lignes) signifie que les produits culturels locaux seront probablement assujettis dans le futur aux seules lois internationales du profit donc par des étrangers (des Américains) qui décideront de ce qui sera diffusé ou pas sur nos écrans. Cette netflixisation de nos contenus pourrait signifier le début de la fin de nos souverainetés culturelles (Voir The Economist, 23 mars 2019, pages 9 et 13)

Repères

Les prétendantes au titre de Les maîtres du monde

Les GAFA(s) américains (les consortiums de services en ligne) :

  • Google, Apple, Alphabet, Facebook, Amazon, Microsoft, Netflix, Airbnb, Uber, Tesla, etc.
  • Voir aussi les Frighfull Five, les géants du Web, le Cloud computing, etc.

Les empires militaro-industriels (la Défence) :

  • Boeing, Douglas, Lockkeed-Martin, Curtiss, General Dynamics, Northop Grumman, etc.
  • Voir les programmes spatiaux (NASA), atomique (Manhanttan), Los Alamos. le Pentagone, la NSA, etc.

Les GAFA(s) chinois (ou BATX) :

  • Baidu, Alibaba, Tencent, Xianoni, ZTE, etc.
  • Voir le Digital Silk road (en 2017, il y avait 800 millions d’internautes parlant chinois).

Les grandes banques internationales :

  • Banque industrielle et commerciale de Chine, Banque de construction de Chine, Banque agricole de Chine, Banque de Chine, Mitsubushi, J.P. Morgan Chase, HSBC, BNBP Parisbas, Bank of America, Wells Fargo, etc.

Les cotés sombres des GAFA(s)

Les contenus ont beaucoup évolué depuis à peine 1960 (voir le schéma ci-dessous). La mondialisation fait déjà apparaître plusieurs cotés sombres :

(Schéma GAFA7-2)

Nous allons vivre dans un nouvel ordre mondial des médias. C’est-à-dire dans un monde monitoré par des GAFA(s) américains et chinois, dans un monde de contrôle qui ne nous appartiendra pas. Nos petits enfants seront-ils culturellement des américains ou des chinois de seconde classe ?

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