Table des matières

  1. Les questions
    1. Un monde qui change
    2. Un monde en rupture
    3. Un monde en colère
    4. Un monde qui connaît actuellement un bond
    5. Un nouveau Nouveau Monde
    6. Les questions
    7. En attendant ?
    8. La bibliographie
  2. L'information
    1. Pourquoi ?
    2. L’information
    3. Un être informivore
    4. Les passages
    5. Sa complexité
    6. Sa dématérialisation
    7. Le « Big data »
    8. Information = énergie
    9. L’information comme outil de contrôle du réel
    10. L’information comme prise de décision
    11. L’information comme outil politique
    12. Les questions
    13. La bibliographie
  3. Le numérique
    1. Pourquoi ?
    2. La société numérique
    3. La logique des intelligences
    4. Le trou de mémoire
    5. L’approche « smart »
    6. Le Long data
    7. L’interactivité grand public
    8. Les passages
    9. Les empires numériques
    10. Les moteurs de recherche
    11. Les questions
    12. La bibliographie
  4. L'Internet
    1. Pourquoi
    2. Un nouvel Internet
    3. Pour le meilleur ou le pire
    4. Le rôle d’Internet
    5. Les trois étapes de son développement
    6. Ses passages
    7. L’évolution des contenus
    8. L’impact d’Internet sur la société
    9. L’Internet 2
    10. Les forces en présence
    11. Les quatre Web
    12. Une génération « smart »
    13. Les empires numériques
    14. Après le Cloud
    15. Les technologies de surveillance
    16. L’Internet des objets (IoT)
    17. Les robots
    18. L’espace
    19. Les questions
    20. La bibliographie
  5. La communication
    1. Une communication citoyenne
    2. Pourquoi ?
    3. Son fonctionnement
    4. La langue
    5. Un modèle médiatique économique
    6. La lecture d’une image-écran
    7. Une économie de l’attention
    8. La communication dans le passé
    9. La communication à l’ère de la société de la connaissance
    10. Les passages
    11. Une communication mobile (nomade)
    12. L’interface 3D
    13. Les questions
    14. La bibliographie
  6. La culture de l'image-écran
    1. Pourquoi ?
    2. Les cultures de l’écrit et de l’image-écran
    3. La civilisation de l’image
    4. De l’écrit à l’image-écran et au 3D
    5. La multiplication des images-écran
    6. L’écran du téléviseur
    7. L’écran de l’ordinateur
    8. L’écran du mobile
    9. Les nouvelles écritures médiatiques
    10. La schématique
    11. Les questions
    12. La bibliographie
  7. La société de la connaissance
    1. Pourquoi ?
    2. Une société de l’information
    3. Quel est notre avenir, avec Google ?
    4. Les prochains « Maîtres du monde »
    5. Les passages
    6. Les forces de changement
    7. La culture
    8. Les éléments qui ont provoqué la rupture
    9. Ses trois structures
    10. Ses cycles
    11. Les cinq crises
    12. Des architectures
    13. Des crises fonctionnant comme un jeu de domino
    14. Ses rouages
    15. Le modèle économique actuel
    16. La Net economy
    17. Une économie de la sécurité ?
    18. La société civile
    19. Un modèle économique de proximité sociale
    20. Les questions
    21. La bibliographie
  8. Le citoyen
    1. Pourquoi ?
    2. Un être solitaire
    3. Un être en mutation
    4. Les immigrants et les natifs
    5. Les passages
    6. L’identité numérique
    7. La prise de parole citoyenne
    8. La révolution feutrée
    9. Les compétences « smart » (ou la littératie numérique)
    10. Les réseaux sociaux
    11. Les questions
    12. La bibliographie
  9. La ville intelligente
    1. Pourquoi ?
    2. Intelligent = smart
    3. La ville intelligente
    4. La maison intelligente
    5. La poussée actuelle
    6. Les nouveaux espaces de connectivité
    7. La citoyenneté numérique
    8. Les applications
    9. La communication narrowcasting
    10. La prise de parole
    11. Les outils d’animation citoyenne
    12. La démocratie participative
    13. La bibliographie
  10. Un modèle de société
    1. Pourquoi ?
    2. À la recherche d’un bien-être
    3. L’interprétation du modèle
    4. La réorganisation sociétale actuelle
    5. Préparer l’avenir
    6. Des concepts qui sont anciens
    7. La bibliographie
Table des matières
Appendices

La communication

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La communication à l’ère de la société de la connaissance

Si on compte aujourd’hui plus de deux milliards d’usagers d’Internet, leur segmentation en niches convertit cette masse en millions de petites clientèles thématiques, peut-être plus restreintes, mais plus riches en besoins spécifiques et prêtes à financer certains services, créant éventuellement un modèle d’affaires qui fait actuellement défaut.

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Les trois modes

La société de la connaissance offre à la fois trois modes de communication (schéma 18). Au citoyen ou au groupe de choisir ses outils selon ses besoins ou le moment :

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Le mode broadcasting

Il apparaît le premier, à la suite des recherches sur les communications de masse durant la Seconde Guerre mondiale : Shannon (1947), Laswell (1948), Schramm (1950), Berelson (1952), Lazarfeld et Katz (1955) et Watzlawick (1967).

Le mode pointcasting

Il apparaît durant les années 1970, dans la mouvance des groupes californiens intéressés par la communication interpersonnelle : les centres Palo Alto et Esalen par exemple.

Le mode narrowcasting

Il commence à prendre son essor vers l’an 2000, même si des précurseurs, qui avaient exploré le monde de l’animation culturelle et de la micro-informatique, avaient créé le slogan Empowering the people durant les années 1970. Le narrowcasting devient un profilage des audiences à partir des niches.

Le citoyen du XXIe siècle va vivre dans un monde à la fois analogique, numérique et symbolique :

04_Etapes

Repères

Évolution des réseaux (Nokia, Ericson, Sprint, Samsung, etc.) et des appareils mobiles (Voir l’exposition annuelle Mobile World Congress)

Telecom-4-1

Les stratégies montantes et descendantes

La circulation d’informations au sein des différents paliers de la société se fait maintenant selon un nouvel espace-temps. Il y a une circulation du haut vers le bas, sous forme de diffusion, et une autre qui va du bas vers le haut, sous la forme de prise de parole citoyenne.

La communication descendante (top down) (schéma 18) :

Elle diffuse ses informations à partir des espaces publics comme les ministères, les commerces, les médias de masse, etc. Les classes dirigeantes l’utilisent à partir d’une vision d’ensemble, c’est-à-dire d’une stratégie à long terme avec des objectifs globaux.

La communication montante (bottom-up) (schéma 29) :

Elle provient des espaces de connectivité personnels et privés et utilise principalement les réseaux sociaux. Ces échanges entre les citoyens et leurs groupes d’intérêts portent attention aux détails et se limitent à l’environnement géographique proche, les gens échangeant à partir de ce qu’ils ont en commun.

The Masters matter, the Classes chatter (Jon Husband)

Cette situation nous ramène à une question rarement analysée en communication : celle de l’analphabétisme. On estime que, dans les pays industrialisés, la classe dirigeante, celle qui utilise les stratégies descendantes, représente environ 15 % de la population. De son côté, une partie de la population utiliserait spontanément une culture surtout orale faite de symboles familiers, d’empathie, de chaleur et d’affection, d’où l’émergence actuelle d’une nouvelle écriture médiatique leur permettant de prendre la parole.

Une industrie de l’influence

Dans une situation aussi nouvelle, on a de la difficulté à identifier le côté obscur de ces outils. Signalons les palmarès établis à partir du vote du participant vis-à-vis tel ou tel contenu. Est-ce que ce vote par algorithmes ne nous ramène-t-il pas à la logique des cotes d’écoute de l’ère industrielle, qui imposait déjà une dictature du nombre? Si ces technologies sont soumises aux seuls critères du marché, elles pourraient devenir des technologies de contrôle qui serviront à une massification des comportements des gens, comme le furent la télévision, la radio et l’imprimerie durant l’ère industrielle. Entre les mains de certains consortiums ou institutions, Internet pourrait alors devenir une industrie de l’influence.

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The Economist