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La prise de parole

Actuellement, le tissu social est secoué par l’arrivée de tous ces nouveaux outils smart de communication (iPhone, iPad, Kindle, Facebook, etc.). On assiste surtout au développement d’usages individuels ; les usages collectifs se développeront probablement plus tard, dans quatre ou cinq ans peut-être ? Cette prise de parole citoyenne est culturelle ; elle dépend de l’âge, de l’éducation, de la fortune et de la technophobie de chaque personne, car tous ne participent pas également :

Le citoyen silencieux (35 %)

C’est un être heureux, parce qu’il est anonyme et passif ; il veut surtout vivre « en paix ». Parce qu’il est souvent plus âgé (Boomers), il se sent perdu face aux claviers parce qu’il est plus ou moins analphabète numériquement et même souvent technophobe. Par contre, il veut bien « parler » à ses « amis » et à la « parenté », surtout si ceux-ci le relancent. C’est un communicateur plutôt réactif.

Le citoyen branché (55 %)

Il est proactif. Il compare les prix, lit ses livres ou ses journaux sur une tablette et travaille, au bureau, sur un micro-ordinateur : c’est donc un travailleur de l’information. Il manifeste volontiers son contentement sur Facebook ou Twitter, cherche ses semblables sur LinkedIn et écrit et échange ses opinions. Il veut être « au courant » et se pique d’être « in ».

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Le passeur culturel (5%)

Il réfère les gens, les encadre et les initie aux joies de la communication en réseau. Il a un statut de dépanneur dans le milieu, donc de facilitateur.

L’animateur (3 %)

C’est un multiplicateur de contenus dans ses groupes associatifs, un pilier de son réseau.

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Le citoyen expert (2 %)

Parce qu’il connaît bien certaines activités de son milieu, ses contenus sont reconnus comme étant pertinents.

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Schéma 29 : la dynamique de la prise de parole

  • L’arrivée des réseaux sociaux crée un nouvel espace-temps. Aujourd’hui, les groupes informels et formels développent différents types de liens entre le citoyen et l’État, donc entre le local et le mondial et vice-versa.
  • Ils permettent la création de contenus et une prise de parole qui favorise l’émergence d’opinions. Ces groupes commencent à avoir un certain poids politique à cause des opinions et des pressions qu’ils génèrent vis-à-vis de l’État (schéma 22).