L'information

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Les passages

Les principaux événements qui ont marqué l’histoire de l’information sont :
– 1750 Le Code d’Hammourabi
– 1200 Moïse et le monothéisme
– 594 Le début de la démocratie grecque.
– 526 L’illumination de Gautama Bouddha.
– 470 Les Entretiens de Confucius.
1 L’enseignement de Jésus Christ.
622 Mahomet et le début de l’Hégire.
1088 La première université à Bologne.
1440 La presse à imprimer (Gutenberg)
1517 Martin Luther et la Réforme.
1789 La révolution française.
1950 L’ère des médias de masse
2001 Les attentats terroristes du 11 septembre.

Aujourd’hui, un citoyen utilise simultanément trois codes culturels :

  • La civilisation du livre (la Bible, le Coran, les Upanishad, etc.) : l’écrit est un code linéaire qui présente les connaissances de façon détaillée et qui se veut rationnel.
  • La civilisation de l’image (à la Netflix) : l’image est un code spatio-temporel qui offre une vision du réel ou du virtuel sur trois types d’écrans : le téléviseur, l’ordinateur et l’appareil mobile.
  • La civilisation des données (à la Google) : les données sont un code numérique interactif qui donne à son utilisateur le choix de médiatiser, de filtrer ou de diffuser ses contenus dans des réseaux à partir d’un Cloud (schéma 15).

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L’information connaît donc une mutation importante. Durant l’ère industrielle, elle était analogique, plutôt rare et soigneusement filtrée par les autorités en place. Maintenant, elle est numérique, diffusée en continu et, la plupart du temps, non validée :

Avec l’Internet 1,

on a surtout cherché à stocker les données et on a laissé aux intéressés le soin de les trouver par leurs propres moyens. Durant cette phase, le Web n’était qu’une mince couche d’applications superposée sur une importante couche de programmation.

Avec l’Internet 2 actuel,

on cherche maintenant à établir la traçabilité de l’information en identifiant, lors de son stockage, ses dimensions (son sujet, son projet, de même que l’espace et le temps dans lesquels elle s’inscrit). On commence à superposer une couche sociale à celle des applications.

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Avec l’Internet 3,

celui des services, les informations deviendront probablement des connaissances à cause de leur transversabilité, c’est-à-dire de leur capacité à être lues et interprétées à partir de plusieurs sites en parallèle. Ce sera une couche où l’intelligence collective nous indiquera les consensus qui se dégageront et les actions à entreprendre (schéma 5).

Autres passages : 022

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Schéma 3 : l’information, matériau principal du développement

  • L’Histoire nous enseigne qu’à chaque époque (Préhistoire, Antiquité, Moyen-Âge, Renaissance, Ère industrielle et Ère postindustrielle) correspond une augmentation importante de la population accompagnée d’une augmentation tout aussi importante des informations en circulation. À chacun de ces bonds, la société a dû inventer des outils de communication pour s’adapter aux mutations : symboles, alphabet, imprimerie, radio, télévision et Internet.
  • Le citoyen doit apprivoiser, à chaque époque, une nouvelle complexité sociétale qui se révèle par différents passages qui lui imposent de nouvelles façons de penser (schémas 9 et 11).
  • À chaque bond apparaît une plus grande rapidité de traitement grâce au développement d’ une nouvelle écriture médiatique.

On ne réalise guère qu’en cinquante ans à peine, le traitement de l’information est passé par différents stades, d’un simple carton troué à la ville intelligente :
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Ce schéma fait ressortir une tendance : l’être humain va vivre éventuellement DANS l’information. Les casques de réalité virtuelle, les lunettes Google, les écrans 360 degrés et les dômes offrent déjà une forme d’immersion qui deviendra, avec le temps, de plus en plus participative (chapitre 4, no 9).

L’évolution du fichier d’information

À partir de 1960, on commence à quitter le papier comme support aux informations pour les fichiers numériques. Le contenu, que ce soient des données ou des métadonnées, des textes, des sons, des images ou des schémas, des services ou des applications, se complexifie à chaque nouveau bond sociétal. À chaque fois, on ajoute au fichier une nouvelle couche algorithmique (voir ci-dessous), c’est-à-dire une couche d’« intelligence » qui offre à l’utilisateur de nouveaux espaces de connectivité.

Toute cette évolution accompagne un taux de pénétration de plus en plus élevé à chaque étape (23 % de la population mondiale utilisaient l’Internet en 2014 et 30 % en 2015). C’est cette logique des intelligences permet de gérer la nouvelle complexité de la société :

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