L'information

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L’information comme prise de décision

De tout temps, de Ramsès II à Napoléon, de Moïse à Hitler, l’information a été un outil politique.

La veille intégrée (à la fois sociétale, économique et technologique) gère le changement grâce à la découverte de nouvelles stratégies d’innovation. Pour l’État et les institutions, elle sert à s’adapter aux mutations en leur offrant des scénarios, donc une gestion du risque. Son objectif est la création d’avantages compétitifs.

Il existe plusieurs techniques (monitorage, policy design, strategic forum, global forecasting, sérendipidité, analyses statistiques ou prévisionnelles), de la même façon qu’il existe des vigies, des observatoires et des think tanks.

Les trois types

La veille technologique

Qui fait quoi ? Avec quelles normes ?
Généralement, une veille à court terme : 6 mois.

La veille économique

Que fait la concurrence ?
Une veille plus à moyen terme : 18 mois.

La veille stratégique

Qui sont les nouvelles clientèles ?
Une veille à plus long terme : 2 ou 3 ans.

Les trois étapes

La cueillette

Rassembler le plus de données possible sur les mutations du milieu : cahier des besoins, forage des données, monitorage des pages Web, service d’alerte, classification, etc.

L’analyse et la synthèse

Faire ressortir les principales tendances qui serviront à convertir les stratégies en scénarios : analyses des meilleures pratiques, interventions des experts, recherches par profils, modélisation et simulation, benchmark, choix stratégiques, cartes de connaissances, cartes par géomatique, etc.

La diffusion

Présenter aux décideurs divers scénarios qui faciliteront les prises de décision : scénarios à choix multiples, stratégies à long terme, diffusion à l’interne, plan de transition, bénéfices anticipés, plan d’affaires, etc.

Les niveaux de l’information

Lors de cette première étape, les données brutes, puis organisées par secteurs d’activités, deviennent des informations internes, externes ou grises (cachées), accessibles sous forme de clips et de dossiers.

Puis, lorsque le tout est synthétisé, les grandes tendances se révèlent sous forme de connaissances. Dans les institutions, il existe des connaissances explicites (que tous connaissent) et implicites (qui existent dans le milieu, mais inconsciemment). Avec la schématisation, on peut établir des scénarios qui dégagent les priorités ; on parle alors d’intelligence prévisionnelle (no 10). C’est en privilégiant certaines tendances que le tout se métamorphose en choix, puis en plans, pour devenir ensuite des actions :

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Voici la version américaine de ce triangle :  022

Et voici le modèle d’une capagne de marketing qui utilise lui aussi la même pyramide :  022

La veille gouvernementale

Le réseau gouvernemental de veille est un système d’aide au développement des politiques publiques. Il analyse d’abord les besoins des ministères, des groupes paragouvernementaux et, aussi, la situation dans les pays voisins, donc concurrents. Il offre des scénarios qui permettront au Conseil des ministres de mettre en place un plan de développement et au Parlement de promulguer ses politiques (voir ci-dessous).

Le comité est formé de sous-ministres adjoints, de représentants du Comité des priorités et du Conseil du trésor qui pilote cette veille via les intranets gouvernementaux. Cette veille est réalisée par des veilleurs de différents ministères, de spécialistes d’organismes paragouvernementaux (l’Institut des statistiques, par exemple), appuyés par des experts externes appelés en consultation.

Les scénarios (rose, gris ou noir) sont rédigés en fonction des orientations et des priorités déjà établies, pour être ensuite acheminés au Comité des priorités, qui les relait au Conseil des ministres. Celui-ci établit ensuite les étapes du plan numérique :

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Voir, ci-dessous, l’exemple du Président Obama dans la Situation Room (une salle de prises de décision organisée autour de la visualisation des données) lors de la crise pétrolière BP dans le Golfe du Mexique (2010) :
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La veille dans l’entreprise

La veille s’articule à partir des objectifs corporatifs (voir ci-dessous). Elle dégage des scénarios afin d’identifier les avantages compétitifs recherchés dans une nouvelle économie en mutation.

Ci-dessous, on distingue bien le dynamisme d’abord descendant (top down), puis remontant (bottom-up), puis redescendant à nouveau :
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