La communication

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Une économie de l’attention

Aujourd’hui, plusieurs gourous veulent en faire une science économique.

Au Moyen-âge, l’attention du paysan était sollicitée par des événements ne dépassant pas un territoire délimité par un jour de marche ou de cheval. Durant l’ère industrielle, son « monde » s’est multiplié grâce aux médias de masse, la télévision et la publicité surtout. Aujourd’hui, il est noyé dans un tsunami quotidien d’informations plus ou moins validées, de pop-up publicitaires, de recommandations d’Amazon, de suggestions fournies par les moteurs de recherche de Google, de buzz, de pourriels, de rumeurs et de réseaux sociaux (chapitre 5, no 9). Tellement qu’il ne sait plus où donner de la tête. Dans une société de surproduction d’informations, il se sent atomisé : un point parmi tant d’autres.

L’attention est directement liée à l’émotion et à la motivation, donc au système limbique, et indirectement aux aires de la mémoire, car elle est aussi culturelle (chapitre 1, no 8). L’attention n’est pas élastique, elle atteint vite sa limite ; elle possède différents niveaux :

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C’est le temps du cerveau humain disponible. Selon Beck & Davenport : le flux de connaissance est proportionnel à l’attention multipliée par le temps.

C’est un secteur d’étude lié à l’analyse de la différence entre le Push et le Pull, à ses différentes intensités (le Front-of-mind et le Back-of-mind), aux habitudes (Stickiness), à la théorie économique de la Longue traîne et aux phénomènes de personnalisation qui prennent actuellement une amplitude. Parce qu’elle est directement liée à l’action, elle deviendra un champ d’études important dans la société de la connaissance. Voici un modèle américain de cette économie de l’attention :

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Pour bien fonctionner ce modèle étudie trois niveaux d’utilisateurs :

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